Perles & Co : perles, accessoires & schèmas
ritta parmi les bombes

Ritournelle du riz


 

Mon grain de riz je pousse au creux des rides je suis fourmi

Je me heurte aux meules visages qui veulent pulvériser le cri

Je transporte pas à pas mon grain qui n’est pas carapace

Ride je t’immerge d’eau le sable ne libère tes replis

Ni de mer ni de pluie je tâte ta gorge le sel a rougi la moisson de ton lit

Si petit corps comment un néant tu colmates

Si petit corps pourquoi une absence tu colores

J’amasse ta cendre tu n’es pas morte

Tu n’es pas vivante j’essuie ton sang

Je danse tu deviens abondance et me liquéfie

Torrentielle je tourne dessus mon grain de riz

7/09/2008 - 18:54 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

A Darwish


 

A l’envol des papillons palpitant sur tes lèvres

Darwish Tu oscilles entre jour et nuit

Tu fabriques du temps que le vent mène jusqu’aux mots espérant le retour de la page

 

Ton souffle roule doucement tel un dé

Et s’arrête au miroir des mers qui reflète la langue que Tu quêtes pour la saluer

 

Tu la surprends souriant ton cœur ouvert

Sa main aime que Tu la serres lorsque caressant la terre elle tremble

 

A la porte Tu sépares perte et parole

26/08/2008 - 23:52 - commentaires {1} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Arak /8.8.8

 

 

8.8.8 Festival de musique expérimentale/ projections vidéo + autres

J’y présenterai une performance: "arak" (insomnie ou pourquoi pas "3arak": alcool à 40 degrés min)

Vendredi 8 août 2008, fin de la rue Bliss,  un jardin dévasté par la verdure et l'oubli en plein Beyrouth, face à la mer

Plus d'infos sur: http://xanaduart.com/currentbeirut.html

6/08/2008 - 10:56 - commentaires {1} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Solstice


 

Astre feu à ta nuque né comme tu embrasses se met à trembler

Tu répètes la brise de ses mains ta tête archipel des pertes

Les étangs élastiques de tes yeux statiques colonisent tes joues

Sous la marche du sel le chant se dissout

Sur le puits infini la langue se penche

Apprenti de lune ton bassin libère la solitude de la lumière ou l’en emplit

25/07/2008 - 21:36 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Chut


 

Lézards solaires s’effondrent sur les glaciers de chair

Féconde Fabuleuse Fonte du poème

Sous les pétales froids la pelouse du cœur a gardé son odeur

Torrents tant trainant le paysage le jettent à la mer

Partout entre les interstices se glissent les mots

La sueur de syllabe que sécrète le sexe sur les cuisses fossile des significations

Lisse linceul d’émotion autour de la voix se resserre cocon où les silences grossissent

19/07/2008 - 09:35 - commentaires {3} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Incendie


 

Revenus ils brûlent derrière la fenêtre

Ils épargnent les rideaux

 

Un vent emporte la lune

 

Les soleils approchés sans fracasser mes lèvres

Là-haut je glisse sur le dos lisse de l’air

 

Etoiles courbées broutant le ciel

De bottes de boue les hommes bouchent les trous de la fin

Enfant longe les remparts adultes

Eparpille les étoiles ruminant la lumière

 

La pierre je respire

Bientôt un pays me poussera au profond des narines

En obstruant le souffle tu ne peux le détruire

 

J’expire ce ciment

Et dispose des pensées dures au creux du lit

Pour traverser le fleuve

Paradis de briques Que te sert de pousser une porte sans demeure

 

La pluie je l‘entends qui crie sans tomber

Les nuages gros se dissoudre sans sucrer la nuit

A nos orteils danse le soleil toupie

 

Je lance mes yeux loin devant je cherche la forêt

 

Pourquoi es-tu si triste le jardin est à côté

La prison de verdure enrobe les branches

 

Jettes-tu les oiseaux par la fenêtre

Tailles-tu les arbres à l’image du fusil

Regard flétrit craque rétrécit chute de mon œil sur ma joue sur le drap

 

Mon pays est parole qui ne franchit la bouche

Mais la divise et ravale le cri blanc comme salive

 

Planètes tournoyantes roues chantant le grincement

Sombre substance qui avance

 

Tu empruntes la route ronde des lèvres

Lune ayant un soleil avalé

Trouée bouée brillante

 

Pays de pus referme ta bouche

Déroule le langage détartre la terre

Tu m’embrasses tu enfonces le soleil sous le char de la chair

 

Les pigeons voyageurs traversent la chaussée Pourquoi ne freines-tu pas ce feu de paroles

Nuit aveuglé par la nuit tu foules la lune confondue d’un pied léger

 

Je ne connais pas ce climat poseras-tu sur moi la cloche de verre

 

Sur le feuillage hygiénique mon sang imprime ta figure

 

Soulève ta cagoule lorsque tu tortures

 

16/06/2008 - 22:39 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Pivert


Pivert déforme l’air

Perce au tympan d’un tronc ton puits

16/06/2008 - 22:37 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Aigle


 

Plumes unies à la glu d’hiver

Aigle rayé ses ailes n’ouvre plus

 

16/06/2008 - 22:33 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Sinusite


 

Lever

Feu gainé à mes sourcils

 

Coucher

Eau rougie au rasoir

 

Embaumer

De nuit le cri du jour 

18/04/2008 - 23:01 - commentaires {4} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Constellation


 

Ciment le silence de la cendre durcie à mes doigts tu déploies

la ville éventail taillé d’horizons

et libères les longues brûlures d’une île

entre paupière et pupille les globes scintillent de tant d’animaux

14/04/2008 - 20:45 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Plongée II

L’obscurité creuse les marches de l’eau

Amène la carcasse des espaces

A ma bouche un baiser l’abysse

 

 

 

1/04/2008 - 21:43 - commentaires {1} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Plongée I


Une tasse remplir de tout éther

Renverse le temps sur terre      

Atmosphère nouée en aube

Sans baigner l’eau passe

1/04/2008 - 21:42 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Eclat


 

Lumière que de toi la torture frottant l’amour diamant jusque l’usure

22/02/2008 - 01:32 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

« Ritta parmi les bombes » à Paris

« Ritta parmi les bombes » est disponible dans les librairies suivantes:
 

Avicenne

25, rue Jussieu, métro Jussieu- 5ème arr.

 

L’Ecume des Pages

174, boulevard Saint-Germain, métro St-Germain- 6ème arr.

 

L’Humeur vagabonde

44, rue du Poteau, métro Jules Joffrin- 18ème arr.

 

Violette and Co

102, rue de Charonne, métro Charonne- 11ème arr.

20/02/2008 - 20:16 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Terre


 

Elle s’évapore fond se fige coule

Jamais hors des bords du lit rond

Que sa peau d’eau colore

 

Son corps halte de la steppe stellaire

 

L’univers a lèvres bleues

De les presser contre terre

9/02/2008 - 02:19 - commentaires {8} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Migrations


 

Les oiseaux sont partis faire leur nid aux branches des étoiles

Les humains toujours autour du feu réunis

 

Immobile le silence remue le mur du son

Et croise le ciel avec la flamme

Echelle pour les hommes sans faire mal monter

Filet pour la lune sans faire peur tomber

 

La mort non plus aux mains du militaire mais au ventre des assiégés

Un mur est plus épais à traverser qu’un désert

 

26/01/2008 - 02:03 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Evaporation


 

Amante en poudre répartie par tes mains dans des sacs jute vidés à lever le jour

 

Parole disséminée sur ton sol

Aucun ruisseau n’éclôt

 

Souvenir au soleil devenu   étendue de sel

15/01/2008 - 01:12 - commentaires {7} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Kassioun


 

Errants tournants nos corps depuis des radiations d’amour mort quand

Damas s’endort

 

Le désir amoncelle les maisons

A nos pas

Tes toits pavaient l’air

Montagne grosse

 

Ta chair malaxée de prières

Sur la brûlure vieille que tète le soleil

Pour nous trois se desserre      

11/01/2008 - 02:24 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

Atterrissage


   

 

J’ai prêté à l’avion mes deux ailes pour sortir du château

Pour traverser le ciel

Des familles de voyageurs sur le dos

 

Un garçon avait les veines de ses bras larges comme canon

Il avait rangé hier sa vie entière dans une malle

Balle perdue  sa solitude explosa l’altitude

 

Halte les policières inspectèrent nos souliers jusques dans les nuages il nous fallut aller nu-pieds

 

La piste de corail naquit à la surface des mots

Danger d’une barque d’enfance écartant les roseaux

Pour que les pieds touchent terre

Le ventre trace la ride au visage de l’eau

 

20/12/2007 - 23:30 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article




Illust. Marie Meïer
  

Ritta parmi les bombes

[Juillet 2006 – Juillet 2007]

vient de paraître chez Saqi books

Je présenterai une performance de poésie

sur des compositions originales de Joelle Khoury

puis signature du recueil au Stand de Saqi

 

Biel, Centre-ville, Beyrouth

 Samedi 15 décembre 2007 / 7:30 – 9:00 pm

 

A bientôt !

9/12/2007 - 02:12 - commentaires {6} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article

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