|
ChezBlog.Com | Créer votre blog | Signaler un contenu illicite | Annuaire | Contacter ChezBlog.Com | Confidentialité |
|
|
| ritta parmi les bombes |
ValseDormir en pleine lumière d’un iceberg qui croule l’orgasme congélateur et marques d’ustensiles sur la chair mais tu n’appris jamais à lire à bouche ouverte et nous sommes là où tu refermes le livre De nuit tu achètes les odeurs sans te dissimuler la rue a tous les noms et le vent tortille le regard des valseurs au visage récent les logos des nouveaux mondes brillent 15/11/2009 - 21:55 - commentaires {4} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleLa Coupe
Tu t’assois Comment vas-tu Et me brûle ça La peau c’est le lierre derrière la fontaine Qu’il déterre ses boutons le manque Pour mes doigts répartir la poudre rose Le soleil arrête Je n’ai pas comme toi Parfois il me faut la raison Pour faire l’aller-retour Chez moi Tu t’assieds J’ai envie de sortir Quand le poème s’approche Aller chez le coiffeur Finalement Je reste Les petits ciseaux dans les cheveux Des tiges plein le lavabo Surtout les pointes je coupe Puis donne à boire aux plantes 20/08/2009 - 15:19 - commentaires {3} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleVisageTon sommeil soulève mon matin et marche L’air en semence suave se colle aux bras Flambées narines le romarin J’escalade la stridence et m’appuie A tes lèvres Falaise achève des mirages l’évanouissement Gestes longs aveugles Toi en ma raison percussions de silex Où giclent ces muscles La nature mue par delà ma serge de mots Lagunes où paissent les rapaces Aux lobes de mes oreilles tes yeux pendants 15/06/2009 - 13:24 - commentaires {1} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleLivraison
Que la vie au bout du fil Rumeur ininterrompue rien J’admets la torsion du silence Il est un passage Bel égout violent le corps invariable J’habite au 5 Son déguisement de chair Intérieure je me sépare Muqueuse amertume morsure orifice Pendue aux accents aïeuls Je tète la mort La mer faite mur M’y adosser déserte Mirage me fusille L’instant m’atteint au fond du nez Je suis oasis Agenouillée je tends ses savates au temps Il m’arpente Ici dissimule une retraite neuve J’enserre la température Elle tombe avec moi Au dehors Jours emmêlés que j’enfile au lever Les saisons font la queue devant la porte 15/05/2009 - 12:54 - commentaires {6} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleAprès tu préfères ma photographieL’Atlantique m’a pris de suivre son sable et marcher sous l’eau Franc-tireur visé la voix Criblée de trous elle est toute dans ma bouche ses pieds dansent dessus l’estomac Tu fais-en ton masque Sous mes pas les dalles du désir craquent Mes pieds glaçons ne fondent En tout tu lis ton nom Les rideaux à ta fenêtre sont mes livres clos Attente me tend l’extrémité de sa laisse Pourquoi moi dans ton poumon ? Du haut du tremplin de ma chair tu plonges Mon chant pleure aux frontières Noir durant me serre ton refus Et lundi aura franchi le fossé des corps parallèles raturent l’infirme théorie du jeu Emietté au gosier de ta rue mon rire piège les pigeons Chambre aveugle tu me maintiens étrangère sous la surface de l’eau La mort me développe 26/03/2009 - 11:35 - commentaires {6} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleIci là-bas
http://www.myspace.com/rittabaddoura
1/03/2009 - 13:28 - commentaires {3} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleAnatomie sonoreTon silence hamac tendu entre mes deux oreilles Tremblant à mon ciel il est nuage bavard Sous ma main quelquefois ton silence comme mort Je souffle sur ses cendres J’étreins les bougies impatientes Silence dédoublé en guerriers tant me repoussent aux rebords du rempart Tordant ma chevelure jusques parmi les oiseaux ce silence cerf-volant De mon mouvement il est le satellite Silence aveuglant par lequel tout appel perd son ombre Regarde bien dedans mes yeux Il est tilleul penché sur toi où dérivent nos partitions Infidèles à la réalité visible nos peu de mots distillés pour le sens A qui devient ce silence Vaste vibratoire papillon à ma peau 22/02/2009 - 12:21 - commentaires {5} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleMoussonBonheur du cerveau renversé désempli Sous le poids de l’amour qui perd connaissance, Beyrouth s’allonge Je loge entière en cette fosse déflagrant son front Arène Hésitation cingle la cohorte des mots Contre son image, le temps se serre Nos regards cuillers troublent la surface Jaillissent ces cactus aux branches d’eau Tes doigts dénoyautent l’étreinte je ne puis vaincre ce paysage Je déroule ton oreille la plus longue Ma chair toupie autour de nos squelettes Beyrouth bat au gosier du vide Nos peurs lacées par les lois du hasard Ici ce n’est que pluie en conserve Dit la forêt assise sur des banquettes de bois Syllabes dissoutes par tout coquillage Fin filet de salive délivre le baiser Nos carcasses cognent le fond des abysses Mémoire pilée en sachets que tu trempes à ma bouche 9/02/2009 - 02:01 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleLettre à lui
... alors tu déplies à l’infini ce papier et tu crois que c’est le temps. Tu nommes le temps poème. J’écoute le pas possible... 2/02/2009 - 15:21 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleFrappeOn frappe à la porte La réalité exhale moins de parfum que la mort Algues de la rencontre qui m’enveloppent Je la griffe dans le dos Qui est-ce Saisir l’oreille la plus longue labyrinthe L’alphabet où le kérosène ne peut prendre Du regard le foutre invincible sur l’écran J’appelle Silence lubrifiant le mouvement des blindés Ecarte un peu les jambes l’amour peut descendre Coupole du crâne où tu enfonces tes cadavres Soupçon d’éden scanné aux aéroports J’ai vu sur le velours neuronal les traces de pouce Passeports et obus enrobés de latex J’attends personne qui frappe avant d’entrer Dans le vide mes raisons je cloue en équilibre A 958 palestiniens d’altitude La porte ouvre le fond des abysses On frappe L’imagination l’alcool que je préfère 14/01/2009 - 17:24 - commentaires {10} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleBlancheur NoirceurBlanche heure du délire Gaza L’hiver sur toi a ouvert les robinets du feu Nations en hibernation ralentissent les consciences Garnissent les rayons au prix du silence de pensées d’occasion Creusent une tranchée entre deux années où coucher ton absence Gaza tu fraies l’effroi des frigidaires Tu respires Et nourris à tes mamelles l’ennemi Ta patience perce le trou qui acide sa tête Ton lait est plus avide que son Plomb durci Noire sœur du désir Gaza En tes hémorragies tu écoules la mort hors de ton corps Tu la soumets à tes règles Tu demeures là où l’origine se meurt par les racines Pointées vers toi ce ne sont qu’épines de la fleur 7/01/2009 - 01:41 - commentaires {6} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleGaza loop
Qui sommes les déportés théoriques Qui avons un drapeau pour couvrir nos corps Qui habitons l’impression d’un pays sur photographie Qui possédons la terre à l’envers par cimetière Qui mordons la mémoire aux doigts de la répétition Qui buvons la sueur indicible du deuil Qui bouchons l’entonnoir de vive chair Qui contrarions la vidange des veines Qui marchons sur la disparition à dos d’âne 4/01/2009 - 18:58 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleAccidentsParaissent éparses braises De ma peau points de suspension Que lire Qui vaille la paresse Du deuil Ce temps perdu le long de mon pare-brise Les plages du monde ne combleraient un sablier Touches de riz tari J’écris des constellations comestibles L’accident inaudible doublure d’arc-en-ciel Au corps de Babel une porte seule est sans coloris Oracle métallique tu brises des nuages la coque aux pointes du cheveu Et te mords les ailes serpent plus pleines que paradis Le temps fait la roue autour d’une pomme 25/12/2008 - 21:59 - commentaires {6} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleiDétachés des branchages de la phrase Lassés sur la mousse où la langue vague et dissout Les mots débordent Ecran-dieu me fixe et envahit mes yeux Manège dont les chevaux de chair sont planètes Le corps plein d’images Je ne puis ni clore ni lever cet éventail de mots Il est de lumière taillé Tonnerre parmi les hautes fusées de soie Bouche arrondie où niche le non Depuis le long cordon de mots qui nous lie J’ouïs Le grincement du i M’enserre le cerveau serpent inouï 30/11/2008 - 13:00 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleNous n’aimons plus ensemble les nuagesForêt de vapeur adossée aux pics Toison rasée pressée contre terre Lampion transparent où les oiseaux des nerfs brûlent Ilots de magma seins suspendus Nuit mordue en humant une datte Nous ne portons plus à bout de bras la tête de l’autre La mort est-elle perméable aux mots 7/11/2008 - 22:44 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleBayrock caféDu haut du rocher de Raouché le soleil a sauté La pluie glissait du ciel une robe sur le sol L’horizon s’ouvrit ample paupière La lune la pupille de riz que la nuit ronge 7/11/2008 - 22:43 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleInterventions a Bordeauxvendredi 3 octobre au theatre le TNT, 18:30: diverses performances dont Ritta Baddoura puis "A" trio (Mazen Kerbaj, Sharif Sehnaoui, Raed Yassine)/stop/ samedi 4 octobre a Malagar (maison d'auteur Francois Mauriac): journee autour du Liban, avec table ronde a 14h (Comment être artiste aujourd’hui au Liban ? ), 17h: performance de Ritta Baddoura/stop/ vendredi 10 octobre, 21h: "Nuit de l'ecrit" au Musee d'Aquitaine, 5 spectacles/lectures -dont mon intervention- en boucle pendant 1h/stop/ vendredi 17 octobre à 19h : lecture/performance à la Médiathèque de Pessac, chateau de Camponnac/stop/ samedi 18 octobre a 18h: performance et signature a la librairie "La Machine a lire', Bordeaux/stop1/10/2008 - 12:54 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articlePlus blancHomme tes tétons minuscules sont durs Plus blancs que ses oignons transparents en pleur à ton effleure Que farine fluide pétrissant ta faim Que planète plate délivrant ta peur Genoux d’océan tu écartes à l’écoute d’une galaxie De ta peau lisse l’animal glisse au puits de nuit Dévorée sans épines légère à tes mains Oursin salé serein Tu tètes un silence semblable 28/09/2008 - 17:29 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleFilDes crimes de plein jour son sabre il forge qu’elle enfile dans sa gorge pour vomir le pardon de celle qui lui fit don d’un collier de nombrils 28/09/2008 - 17:23 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleRitournelle du rizMon grain de riz je pousse au creux des rides je suis fourmi Je me heurte aux meules visages qui veulent pulvériser le cri Je transporte pas à pas mon grain qui n’est pas carapace Ride je t’immerge d’eau le sable ne libère tes replis Ni de mer ni de pluie je tâte ta gorge le sel a rougi la moisson de ton lit Si petit corps comment un néant tu colmates Si petit corps pourquoi une absence tu colores J’amasse ta cendre tu n’es pas morte Tu n’es pas vivante j’essuie ton sang Je danse tu deviens abondance et me liquéfie Torrentielle je tourne dessus mon grain de riz 7/09/2008 - 18:54 - commentaires {7} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article
|
Description
Index du blog Mon profil Archives Amis ritta sur Myspace
Articles récénts - Valse - La Coupe - Visage - Livraison - Après tu préfères ma photographie Amis Stats visiteurs: Depuis le 19/07/2006 : 285353 Visiteurs aujourd'hui: 156 |