ritta parmi les bombes

Le temps anesthésié

Avec l’avènement des missiles Fajr, Raad[1] et les Katioucha usités par le Hezbollah, les chaînes de télé ont rangé dans le placard les vraies bombes libanaises: Haïfa, Elissa, Nancy et compagnie…

Un unique lapsus fait par une présentatrice de la LBCI a commémoré leur existence : en annonçant le grand incendie de la gare aspergée de sang, tendance Tarentino, elle dit Haïfa (la femme) au lieu de Haïfa[2] (la région en territoire palestinien occupé).

Nous ne nous attarderons pas plus sur les désirs inconscients de la présentatrice.

Nos bombes locales étant à présent réglées à retardement, elles regardent coites les vraies divas envahir l’écran. Fairuz et Magida reprennent dans leurs costumes fanés et chevelures repassées les chansons patriotiques d’il y a trente ans.

Un air aux accents enflammés et toute l’enfance est là à jouer au cerceau dans le couloir. Les années de guerre passées dans l’abri ou sur les escaliers moisis des immeubles resurgissent.

Invasion du présent par le passé. Le temps anesthésié.

La vraie guerre est neurochimique.

 

P.S : Je ne sais plus si de Fairuz  à Haïfa il y a un maillon manquant.


[1] Fajr signifie Aube et Raad signifie Tonnerre.

[2] En français, ça s’écrit de la même façon alors qu’en arabe ça se prononce différemment. 

21/07/2006 - 19:14 - Laisser un commentaire - Envoyer cet article



Perles & Co : perles, accessoires & schèmas

Lettres persanes

http://www.truemarch14.com/Site/Blog/B9E8FA0D-BA3F-4893-9200-0EC897CE5999.html

Anonymous - 22/07/2006 - 17:15

Blog: Titre du commentaire

Entre Fairuz et Haifa, il manque une vallee de conscience.

Anonymous - 22/07/2006 - 18:13

le temps anesthésié

Entre Fairuz et Haîfa nous avons oublié de nous regarder,nous avons oublié de se voir .Nous nous sommes aveuglés par le désir de REVIVRE, quinze ans de guerre bouchaient nos oreilles et nos yeux.
Nous avons laissé aux autres le loisir de régler cette distance qui nous séparait depuis toujours.
18 communautés sous le même ciel, se frottant dos à dos, se glissant bulle contre bulle ,jamais se mélanger, se regarder à travers ses préjugés et se voir à travers ses rancunes. S'observant avec méfiance et dédain malgré les quelques familles mixtes dont je fais partie on continue à vivre chacun dans son quartier,dans son territoire,dans sa communauté, dans son fief.
Oui,entre Fairuz et Haîfa il y a NOUS qui ne nous sommes pas sû nous retrouver tout simplement:LIBANAIS.

Salwa - 24/07/2006 - 15:44

texte

c 1 de t plus bo texte je suis a paris et reve de lebnen etre a vos cote, vs les miens ke devan la tele a pleurer.

b2a3iye - 6/09/2006 - 18:38



Perles & Co : perles, accessoires & schèmas

Page précédente Page suivante
Description


«  Décembre 2008  »
LunMarMerJeuVenSamDim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031 

Index du blog
Mon profil
Archives
Amis
georges karam
mazen kerbaj
zena el khalil
joelle khoury
amahl khoury
floy krouchi
l'orient litteraire
marie meier
randa mirza
marion poussier
qui-vive?
xanadu



Logos & sonneries



Articles récénts
- i
- Nous n’aimons plus ensemble les nuages
- Bayrock café
- Interventions a Bordeaux
- Plus blanc

Amis

Stats visiteurs:
Depuis le 19/07/2006 : 194104
Visiteurs aujourd'hui: 20