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| ritta parmi les bombes |
SinusiteLever Feu gainé à mes sourcils Coucher Eau rougie au rasoir Embaumer De nuit le cri du jour 18/04/2008 - 23:01 - commentaires {1} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleConstellationCiment le silence de la cendre durcie à mes doigts tu déploies la ville éventail taillé d’horizons et libères les longues brûlures d’une île entre paupière et pupille les globes scintillent de tant d’animaux 14/04/2008 - 20:45 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articlePlongée II
Amène la carcasse des espaces A ma bouche un baiser l’abysse
1/04/2008 - 21:43 - commentaires {1} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articlePlongée I
Une tasse remplir de tout éther Renverse le temps sur terre Atmosphère nouée en aube Sans baigner l’eau passe 1/04/2008 - 21:42 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleEclatLumière que de toi la torture frottant l’amour diamant jusque l’usure
22/02/2008 - 01:32 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article« Ritta parmi les bombes » à Paris« Ritta parmi les bombes » est disponible dans les librairies suivantes: Avicenne 25, rue Jussieu, métro Jussieu- 5ème arr. L’Ecume des Pages 174, boulevard Saint-Germain, métro St-Germain- 6ème arr. L’Humeur vagabonde 44, rue du Poteau, métro Jules Joffrin- 18ème arr. Violette and Co 102, rue de Charonne, métro Charonne- 11ème arr. 20/02/2008 - 20:16 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleTerreElle s’évapore fond se fige coule Jamais hors des bords du lit rond Que sa peau d’eau colore Son corps halte de la steppe stellaire L’univers a lèvres bleues De les presser contre terre 9/02/2008 - 02:19 - commentaires {8} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleMigrationsLes oiseaux sont partis faire leur nid aux branches des étoiles Les humains toujours autour du feu réunis Immobile le silence remue le mur du son Et croise le ciel avec la flamme Echelle pour les hommes sans faire mal monter Filet pour la lune sans faire peur tomber La mort non plus aux mains du militaire mais au ventre des assiégés Un mur est plus épais à traverser qu’un désert 26/01/2008 - 02:03 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleEvaporationAmante en poudre répartie par tes mains dans des sacs jute vidés à lever le jour Parole disséminée sur ton sol Aucun ruisseau n’éclôt Souvenir au soleil devenu étendue de sel 15/01/2008 - 01:12 - commentaires {7} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleKassiounErrants tournants nos corps depuis des radiations d’amour mort quand Damas s’endort Le désir amoncelle les maisons A nos pas Tes toits pavaient l’air Montagne grosse Ta chair malaxée de prières Sur la brûlure vieille que tète le soleil Pour nous trois se desserre 11/01/2008 - 02:24 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleAtterrissageJ’ai prêté à l’avion mes deux ailes pour sortir du château Pour traverser le ciel Des familles de voyageurs sur le dos Un garçon avait les veines de ses bras larges comme canon Il avait rangé hier sa vie entière dans une malle Balle perdue sa solitude explosa l’altitude Halte les policières inspectèrent nos souliers jusques dans les nuages il nous fallut aller nu-pieds La piste de corail naquit à la surface des mots Danger d’une barque d’enfance écartant les roseaux Pour que les pieds touchent terre Le ventre trace la ride au visage de l’eau 20/12/2007 - 23:30 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article![]() Ritta parmi les bombes [Juillet 2006 – Juillet 2007] vient de paraître chez Saqi books
Je présenterai une performance de poésie sur des compositions originales de Joelle Khoury puis signature du recueil au Stand de Saqi Biel, Centre-ville, Beyrouth Samedi 15 décembre 2007 / 7:30 – 9:00 pm A bientôt ! 9/12/2007 - 02:12 - commentaires {6} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleClimatLes mots qui migrent vers le ventre Depuis le cerveau Durcissent L’amour s’il le faut les dévore tant qu’il n’est pas amour Parfois sous mes doigts palpant la voix Émerge le visage Pour échanger un autre silence L’eau ne s’arrête pas aux portes des maisons L’hiver ne gèle plus les feuilles encore ouvertes 9/12/2007 - 01:59 - commentaires {3} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleCelluleLa blessure aspire la pensée Tempes tendues sous les points de rupture repriser Le vent explose les os Un instant cette peau enveloppera-t-elle un monde 9/12/2007 - 01:58 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleHibernationQu’importe le génocide des saisons Nous faisons nos demeures à l’envers des paupières sur lesquelles l’Histoire referme ses mâchoires A flots sa sueur colonise la raison Beyrouth est une solitude comme une autre 26/11/2007 - 02:11 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleConspirationLes branches qui s’opposent au vent sont échelles pour son cri et scies pour son chant Entends-tu les bûcherons Ils abattent pour nous les images et les mots Dessous le sable ils finissent de presser le soleil 26/11/2007 - 02:06 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleChâteauﻮ Le temps ne traverse pas La mémoire l’emprisonne Mes cheveux tombent en souvenance de ses pas ﻮ L’oiseau s’élance les ailes fermées Et puise au ciel sans fond La peur de perdre l’équilibre en restant debout ﻮ La neige est tombée pendant ton sommeil Pourquoi as-tu dormi si longtemps ﻮ Les branches sont très nues que Dehors n’en porte pas toute l’ombre reptile qui danse jusques dans ce château L’électricité n’y peut rien ﻮ L’ongle qui pousse s’éloigne de la chair Tu le coupes Que faut-il de lumière pour l’ongle qui se lève sans le doigt longtemps recouvert 22/11/2007 - 00:30 - commentaires {2} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article5.9 °C~ Une chambre ouverte où le temps murmure J’y promène ma nuit comme tes doigts dans la fourrure de ce beau chat ~ Que la lune atterrisse sentiment sur la colline Le ciel est creux et noir comme un pubis ~ Elle lui tourne le dos sans qu’elle n’avance Où sa danse au jour retire les douleurs Le blanc en moi demeure ~ La nuit t’absorbe Au ciel tu déménages Nuage au risque de la pluie ~ Bouche ma forêt faite toute de troncs En hiver les mots perdent aussi leurs feuilles 30/10/2007 - 00:06 - commentaires {3} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articleMouvementLes armes ont couché les amours vieilles sur la chaussée Septembre frotte ses caries à nos fenêtres Notes sèches désordonnées Du bout des bouleaux croulent les baisers de l’automne Pour les corps quand la montagne n’est plus que bouclier Tout geste des bras est braille de défaite Nous traversons le lit ardent sans la rivière Nos joues tatouées au socle des pieds Un à un nos visages lentement déchoir Dans le miracle d’avoir soif 11/10/2007 - 21:23 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet articlePeinePoitrine froide l’oreille peine à recevoir la rumeur des voitures Et le sommeil après minuit arrêté sans qu'il n'explose Il nous faut interpréter la nuit La terre nous pèse et nous démantelons en pleine rue les corps Rendre le sang visible Que nous soyons cracheurs d’étoiles Il nous est égal de lire Quelle cellule de la peau brûle La ville sauvagement croître aux dépens de la mer Repères altérés Le temps venu abattre le ciment pour coucher la lumière 21/09/2007 - 17:07 - commentaires {0} - Laisser un commentaire - Envoyer cet article
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